Anthropocène…Entrons dans l’Humanocène. Et laissons la nature suivre son cours.

Posté par aloha le 3 septembre 2015

 

 L’anthropocène, littéralement  » l’ère des humains »

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais nous avons récemment changé d’ère.

Ou plus précisément d’époque.

Nous aurions quitté l’holocène, la deuxième époque du  quaternaire, pour faire notre entrée triomphale dans  l’Anthropocène.

L’holocène a débuté il y a 11 000 ans environ.

Elle recouvre l’histoire complète des civilisations  humaines.

Avec l’Anthropocène, tout  bascule.

L’influence de l’homme sur le système terrestre devient  prédominante.

La transformation humaine des paysages dépasserait  sensiblement la production sédimentaire naturelle.

Ce qui nous arrive n’est donc pas une crise environnementale mais une révolution géologique.

Un savant a proposé humoristiquement de nommer notre époque le «poubellien supérieur » ! 

Il faut se rendre à l’évidence, ce n’est plus l’époque qui nous conduit mais nous qui la transformons.

Nous avons pris le contrôle de la nature. Et nous la dénaturons.

…….

Entrons dans l’Humanocène. Et laissons la nature suivre  son cours.

Antoine Mercier

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En continuant notre rythme effréné de consommation de viande nous détruisons, à une vitesse vertigineuse, à peu près tout, les forêts, les océans, les humains, les animaux, la terre de nos ancêtres, d’aujourd’hui et de demain. Vite fait, mal fait mais tout prêt ! Vite encore ce temps qui nous précipite et nous voilà prêt à avaler n’importe quoi, à oublier ou à ignorer. Quelques chiffres à savoir avant de passer à table ou avant d’aller faire les courses…

 7,3 milliards d’humains dont 805 millions sous alimentés.

60 milliards d’animaux terrestres et 1000 milliards d’animaux marins sont tués, par an, pour les besoins de la production industrielle.

Comme le précise Jocelyne Porcher, chargée de recherches à l’INRA, l’une des plus éminentes spécialistes de la question:  «Les systèmes industriels de production animale ne visent qu’à générer du profit. Ils n’ont pas d’autre vocation. Ils n’ont pas pour objectif premier de «nourrir le monde», contrairement à ce que voudraient faire croire de nombreux éleveurs. Nous savons tous très bien que si les filières industrielles poussent nos enfants, via la publicité, à ingurgiter du saucisson pour leur quatre heures, leur intérêt ne va pas jusqu’aux 900 millions de personnes sous alimentés dans le monde. Ce qui intéresse les filières industrielles, c’est bien évidemment le monde solvable.»

Au rythme actuel, notre style de vie sur la biosphère aura comme impact de faire disparaitre 30 %  de toutes les espèces animales d’ici à 2050.

Nous vivons dans la méconnaissance de ce que nous infligeons, un mode de vie perdant-perdant, que nous entretenons souvent à notre insu.

Par an, 775 millions de tonnes de maïs et de blé, 200 millions de tonnes de soja (90% de la production mondiale), sont consacrées à l’alimentation du bétail, destiné à la production de viande dans les pays développés. Ce qui ne fait qu’aggraver la précarité des plus pauvres.

La production industrielle d’animaux et ses impacts négatifs sur l’environnement en quelques chiffres:

- 60% des terres disponibles dans le monde sont consacrées à l’élevage. Selon le FAO, l’élevage est responsable de 70% de la déforestation actuelle. Un rapport de Greenpeace estime que 80% du déboisement de l’Amazonie est provoqué par l’augmentation du nombre de bovins. On sait que les forêts tropicales abritent quelque 50% de la biodiversité de la planète.

- 45% de l’eau, destinée à la production d’aliments, est consommée pour l’élevage.

- 14,5% des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines, en seconde place après les bâtiments et avant les transports

- 14% des décès humains pourraient être évités en réduisant la consommation de viande.

- Pour produire 1kg de viande il faut utiliser 10kgs d’aliments qui pourraient nourrir les populations des pays qui les produisent.

- 1 français consomme 85kgs de viande par an contre 120kgs pour un américain et 2,5kgs pour un indien.

- La consommation mondiale de viande a été multipliée par 5 entre 1950 et 2006 soit un taux de croissance 2 fois supérieur à celui de la population.

Toutefois la consommation de viande rouge, qui commence à avoir mauvaise réputation en raison de ses effets nocifs sur la santé, baisse lentement, tandis que celle de volailles est en forte hausse. Le nombre de bovins tués entre 1975 et 2009 a baissé de 20% tandis que le nombre de poulets a augmenté de 200%. La « croissance » la plus spectaculaire s’observe en Chine ou la consommation de viande a triplé en 40 ans.

Eric Lambin professeur aux universités de Louvain et Stanford : « cette compétition entre l’homme et le bétail pour  la consommation de céréales se traduit par une augmentation du prix de ces dernières, ce qui a des conséquences tragiques pour les populations les plus pauvres. »

Selon le suédois Johan Rockstrom et 27 autres scientifiques, dont le prix Nobel Paul Crutzen, auteurs d’un article paru dans la revue Nature en 2009, la transgression des limites planétaires pourrait être dévastatrice pour l’humanité. Toutefois, en restant en deca de certaines limites, il est encore possible de préserver un espace de sécurité au sein duquel l’humanité pourra continuer de prospérer. »

N’est ce pas déjà un drame de voir ces millions d’humains mourir de malnutrition ? Ces déforestations massives, ces massacres organisés d’animaux marins, terrestres, cette pollution s’accroitre? Pour ne pas aborder le nombre de cancer toujours en hausse. Peut on parler de prospérité vraiment ?

Mais l’étude de la résilience du système terrestre et de sa dynamique complexe a permis de mettre en évidence l’existence de «seuils » au delà desquels il risque de se produire des « basculements » potentiellement irréversibles. Aujourd’hui, les deux tiers des écosystèmes les plus importants de la planète et , selon la formule de Pavan Sukhdev, directeur du groupe d’étude sur l’Economie des écosystèmes et de la biodiversité : «  nous sommes en train de consommer le passé, le présent et l’avenir de notre planète. » La biosphère est donc entrée dans une zone dangereuse, les industries agroalimentaires.

 Et les océans ? Ecosystème le plus précieux ou ressource économique ? Grande bleue ou poubelle ?

Pour produire du poisson bon marché pour les grandes chaines de distribution des pays les plus riches, le chalutage des grands fonds marins dévaste une biodiversité fragile et précieuse. La quantité de poisson péchée mondialement est largement supérieure aux prises déclarées.

Selon le biologiste marin Daniel Pauly et ses collègues de l’Université de Colombie-Britannique à Vancouver, il est estimé à 4,5 millions de tonnes de poissons pêchée par la Chine (dont une grande partie le long des côtes africaines) contre 368 tonnes déclarées.

La pêche industrielle, manquant cruellement de régulations, étant régie (comme le reste) par des considérations purement commerciales, gaspille chaque année  7 millions de tonnes de poissons ainsi qu’un grand nombre de mammifères marins, tortues et oiseaux pris dans les filets. Une opération de chalutage de crevettes rejette par-dessus-bord, morts ou agonisants, entre 80 et 90% des animaux marins.

« Nous n’y pensons guère car nous n’en savons rien. Que se passerait-il si l’étiquetage d’un produit indiquait combien d’animaux ont été tués pour que celui que nous voulons manger se retrouve dans notre assiette ?Et bien, pour ce qui concerne les crevettes d’Indonésie, par exemple, on pourrait lire ; « Pour 500 grammes de crevettes, 13kgs d’autres animaux marins ont été tués et rejetés à la mer. » Jonathan Safran Foer dans  » Faut-il manger les animaux ».

 La viande retient plus les pesticides que les végétaux : La viande contient environ 14 fois plus de résidus de pesticides que les végétaux. Les polluants organiques persistants s’accumulent dans les tissus graisseux des animaux et entrent ainsi dans l’alimentation humaine. Ces polluants organiques se retrouvent dans la chair des poissons d’élevage. Ces molécules sont cancérigènes.

Les assureurs ne s’y trompent pas, aux Etats Unis, Kaiser Permanente, une importante société d’assurance maladie avec plus de 9 millions de membres, incite les médecins à «recommander une diète à base de végétaux à tous leurs patients. »

 

Oser, espérer, changer :

Le méthane, facteur important du réchauffement climatique, a une durée de vie d’a peu près 10 ans dans l’atmosphère.

Le monde pourrait nourrir 1,5 milliards de déshérités, en leur consacrant le milliard de tonnes de céréales produites pour nourrir le bétail destiné à l’abattage.

Selon Rajendra Kumar Pachauri, prix Nobel de la paix et directeur du groupe d’experts  intergouvernemental sur l’évolution du climat aux Nations Unies (GIEC), une tendance mondiale vers un  régime végétarien est essentielle pour combattre  la faim dans le monde ainsi que la pénurie d’énergie et les pires impacts du changement climatique : « En termes d’action immédiate et de faisabilité pour obtenir des réductions dans un court laps de temps, c’est clairement l’option la plus attirante. »

La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons tous participer de façon efficace, facile, rapide et économique au ralentissement du réchauffement global et à l’éradication de la pauvreté. Il suffit d’une chose : décider, ici et maintenant, de réduire (si possible d’arrêter) sa consommation de viande.

Nous pouvons aussi favoriser l’achat des produits agricoles de proximité.

- Point de vente à la ferme

- Vente en paniers (AMAP) Le système de paniers consiste à livrer une gamme de produits frais, locaux et de saison, de manière hebdomadaire, un jour précis par semaine. La vente des produits s’effectue soit par commande, le plus souvent sur Internet, soit sur une logique d’abonnement. Cette démarche est à l’initiative des producteurs ou d’un groupement de consommateurs. Suivant les cas, les livraisons se font à domicile, dans un local ou à un point de rendez-vous (à la ferme …). Les formules d’organisation sont diverses (AMAP, réseau local, …). AMAP (Association pour le maintien de l’Agriculture paysanne) http://www.reseau-amap.org

- Point de vente collectif : Un point de vente collectif est un lieu où des agriculteurs s’organisent en commun pour vendre en direct aux consommateurs les produits de leurs exploitations. Tous les agriculteurs associés ou non associés assurent eux-mêmes la vente des produits à tour de rôle.

Etre responsable, du latin responsus, « qui doit répondre de ses actes ». La production industrielle a assez causé de ravages irréversibles à la nature, nous nous empoisonnons, massacrons des milliards d’animaux et laissons s’empirer la misère dans les pays les plus pauvres.

Avec un peu de bon sens nous pouvons rétablir un minimum d’équilibre vital, pour nous et ceux qui viendront.

 

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Aloha

 

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Ufologie

Posté par aloha le 9 mai 2015

L’ufologie est l’étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN). Il s’agit de recueillir, analyser et interpréter les faits se rapportant aux témoignages d’objets volants non identifiés;

L’absence de toute preuve en ce domaine fait voir cette théorie comme farfelue dans le monde scientifique qui la considère comme une anti-science ou pseudo science.

L’étymologie du mot « ufologie » est :

  • U.F.O., acronyme anglais pour unidentified flying object, c’est-à-dire objet volant non identifié
  • le suffixe « -logie » qui vient du grec λoγos (logos) qui signifie « la raison, le discours » ; ce suffixe est celui utilisé pour les sciences, mais l’ufologie n’est pas une science (contrairement, aux sciences, elle n’est pas basée sur le doute mais sur une croyance, un dogme, un paradigme).

« Aliénation » Photographe Anelia Loubser

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11% des américains auraient déjà rencontré un alien!

c’est le résultat d’un sondage National Géographic de 2012 selon lequel 36% des personnes interrogées pensent que les ovnis existent, 48% en doutent et 17% n’y croient pas. En cas de rencontre du 3ème type, 22% d’entre elles essaieraient de sympathiser tandis que 15% prendraient leurs jambes à leur cou sans plus de cérémonie.

Zone 51

Ce complexe militaire est situé dans le désert du Mojave, à l’ouest de Las Vegas. Son nom renvoie au numéro de la parcelle du terrain qu’il occupe, mais pendant des décennies il n’a pas eu d’existence officielle. Le milieu ufologique la reprend fréquemment à son compte pour élaborer diverses théories conspirationnistes suggérant des relations secrètes entre l’armée américaine et des extra terrestres.

 

Vous avez dit soucoupe? What else?

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En 1947, aux Etats Unis, Kenneth Arnold, pilote et homme d’affaires, raconte qu’il a vu 9 objets de forme inhabituelle volant dans le ciel. Bill Bequette, du East Oregonian, 1er journaliste à l’interviewer, rapporte qu’il s’agit d’objets « plats comme un moule à tarte », dont la forme fait penser « plus ou moins à une chauve souris ». Pour décrire leur mouvement, le pilote raconte qu’ils volaient de façon erratique, comme si vous faisiez ricocher une soucoupe à la surface de l’eau. Dès lors, il n’y a plus qu’à juxtaposer le mot « soucoupe » et la notion de « disques volants » utilisée par Bequette dans la suite de son article pour aboutir à l’expression « soucoupe volante » (flying saucer). Ca sonne quand même mieux que moule à tarte. Cette année là, les témoignages à propos d’ovnis affluent: 853 articles publiés aux Etats-Unis et au canada. Quelle forme est le plus souvent décrite? La soucoupe bien sur.

En France, depuis 1979 on a observé pas moins de 37 ovni dans les Bouches-du-Rhône, 33 en Loire-Atlantique et 30 dans le Nord. Le GEIPAN, Groupe d’étude et d’information sur les phénomènes Aérospatiaux non identifiés, receuille et analyse ces témoignages: sur 3000 cas recensés, 41% sont écartés par manque de données et 37% sont attribués à des phénomènes naturels ou à l’activité humaine. Les 22% de cas restants laissent libre cours à toutes les hypothèses.

 

 

 

 

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Paraskevidékatriaphobie

Posté par aloha le 13 septembre 2013

 

L’explication la plus répandue à partir de la peur du vendredi 13 est issue du christianisme : le repas de la Cène aurait réuni 13 convives, le 13ème étant le traître Judas qui envoya le Christ à son supplice. La crucifixion ayant eu lieu un vendredi…

Mais ce chiffre 13 considéré comme néfaste apparaît dans de nombreux mythes, religions ou systèmes symboliques. Le 12 étant considéré comme le chiffre de l’accomplissement, du cycle parfait (12 mois, 12 heures, 12 signes du zodiaque, 12 dieux de l’Olympe…), le 13 viendrait briser cette perfection en introduisant le désordre.

Mem, la treizième lettre de l’alphabet hébreu, est la première lettre du mot « met » (מת) qui signifie mort.

Il en va de même du Tarot, où la treizième arcane représente un squelette en train de faucher. Dans la symbolique du Tarot de Marseille le 13 peut signifier chasser les anciens schémas pour repartir sur de nouvelles bases, ce qui peut être interprété comme une renaissance.

Le nombre 13 représente aussi le nombre de lunaisons (et, selon certains, de cycles menstruels) dans une année.

Les calendriers mayas et aztèques comportaient vingt mois à treize jours : ces sociétés ont disparu des suites de l’invasion espagnole du 16e siècle.

 La peur du vendredi 13 s’appelle la paraskevidékatriaphobie !

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