Chrysalide

Posté par aloha le 1 octobre 2015

20151001_150523 (2)

Agir sans agir.

Poursuivre sans se mêler.

Savourer le sans-gout.

 

Rendre le petit grand

Et le peu, beaucoup.

A l’offense, répondre par la vertu.

 

Accomplir le difficile

Avant qu’il ne se montre difficile.

Faire œuvre grande

En la commencant petite.

 

Les taches difficiles

Doivent débuter facilement.

Les taches grandioses

Doivent débuter petitement.

 

Ainsi le sage qui cherche la grandeur

Parvient à devenir grand.

 

Celui qui promet à la légère

Ne rencontre plus de confiance.

Celui qui rencontre tout facile

Rencontre de grandes difficultés.

 

Ainsi le sage considère la difficulté

De toutes choses

Et n’en rencontre jamais aucune.

 

Lao Tseu

Tao Te King

Publié dans Citations, Point de vue | Pas de Commentaire »

Décaméron

Posté par aloha le 29 septembre 2015

20150910_231114 (2)

L’an 1348, la peste se répandit dans Florence, la plus belle de toutes les villes d’Italie.

Pendant le temps de cette calamité, un mardi matin, sept jeunes dames, en habit de deuil, comme la circonstance présente semblait l’exiger, se rencontrèrent dans l’église de Sainte-Marie-la-Nouvelle. La plus âgée avait à peine accompli vingt-huit ans, et la plus jeune n’en avait pas moins de dix-huit. Elles étaient toutes unies par les liens du sang, ou par ceux de l’amitié ; toutes de bonne maison, belles, sages, honnêtes et remplies d’esprit.

Les sept femmes et trois hommes, décident de se réfugier à la campagne. Pour échapper à la morosité et à l’oisiveté, fuir cette atmosphère mortifère, le groupe des dix jeunes gens, dont les prénoms sont autant de promesses poétiques, décident de se réfugier dans les collines aux abords de Florence. Dans ce paysage sublime hanté par le souvenir de la ville abandonnée, Dionéo, Pampinée et leurs camarades racontent tour à tour une histoire. Ils se racontent à tour de rôle des histoires : celle de la mourante Catalina qui est sauvée in extremis par son amant Gentile, celle de l’artiste simple d’esprit Calandrino qui se croit invisible grâce à une pierre magique noire. De son côté, la belle Ghismunda est adulée par son père Tancredi. La sœur Isabetta, qui a osé introduire un homme dans son couvent, doit expier tandis que le fauconnier Federico aime de loin Giovanna, promise à un autre…

2013, les réalisateurs désormais octogénaires retrouvaient la radicalité esthétique (et politique) de leur jeunesse avec César doit mourir, un film âpre en noir et blanc, entièrement tourné dans une prison de Rome. Leur nouveau long métrage, inspiré du Décaméron de Boccace, est plus aguicheur et plus sage. Parmi les cent contes médiévaux du roman fondateur de la littérature italienne, ils en ont choisi cinq. Parfois comiques, le plus souvent sombres : la farce bouffonne n’est pas le point fort des Taviani, plus à l’aise dans la chronique des amours tragiques. Comparé à l’énergie et à la gouaille dont fit preuve Pier Paolo Pasolini dans sa version du Décaméron, en 1971, le film semble bien propret, tant dans sa représentation de la sexualité (très chaste) que par le casting. Alors que l’auteur de Porcherie avait recruté, dans les faubourgs populaires de Naples, des non-professionnels aux gueules incroyables, les jeunes comédien(ne)s des Contes… sont tous plus séduisant(e)s les un(e)s que les autres : Kim Rossi Stuart, qui a pourtant tout fait pour s’enlaidir, ne parvient pas à être moche…

L’académisme menace, mais moins que dans les récentes — et calamiteuses — adaptations littéraires des deux frères (Résurrection, d’après Tolstoï, notamment). Dans les vues de la campagne toscane comme dans les scènes de groupe composées comme des tableaux, les cinéastes retrouvent, par intermittence, la puissance plastique de leur chef-d’oeuvre, Kaos. Et, au-delà de ses images parfois trop lisses, le film recèle une vraie noirceur : les évocations de la peste qui ravagea Florence en 1348 résonnent comme un écho à une autre maladie qui, sept siècles plus tard, empêche à son tour la jeunesse de vivre et d’aimer en toute ­liberté. — Samuel Douhaire

http://www.ebooksgratuits.com/html/boccace_decameron.html

 

Extrait interview Le Figaro - Paolo Taviani, 83 ans, est venu sans son frère Vittorio défendre pour deux leur dernier film, une adaptation libre du Décaméron de Boccace, dont l’idée est née il y a trente ans.

Pull noir, chemise bleue, regard perçant, Paolo Taviani 83 ans est venu sans son frère Vittorio trop fatigué pour se déplacer. Plein d’allant, le réalisateur défend pour deux leur dernier film, Contes italiens une adaptation libre du Décaméron de Bocacce dont l’idée est née il y a trente ans. «Autrefois», Paolo a parlé en français, mais c’est «très fatigant». Entre deux sourires, on aura toutefois droit à de petites exceptions de celui qui est un habitué du Festival de Cannes. Les deux frères ont reçu la Palme d’or pour Padre Padrone en 1977.

LE FIGARO. – Quand avez-vous découvert Le Décaméron de Boccace dont votre film s’inspire?

PAOLO TAVIANI.- Vittorio et moi sommes nés dans un village de Toscane, San Miniato, à côté de la ville natale de Léonard de Vinci, de Boccace… Avant de répondre, je peux dire quelque chose? (En souriant) Très belle, cette robe! Boccace est un auteur qui fait partie de la famille. Aucune adaptation du Décaméron ne commence par la description de la peste au XIVe siècle, elle est le moteur de l’action, ces jeunes filles entraînent les jeunes hommes à la fuir.

C’est une adaptation libre.

Chaque fois que nous sommes partis d’ouvrages littéraires pour nos films, que ce soit Pirandello ou Tolstoï, nous les avons considérés comme des sujets. On disait «Merci Pirandello», «Merci Tolstoï» et «Au revoir Pirandello», «Au revoir Tolstoï» et «Au revoir Boccace». Notre propos est de créer une œuvre audiovisuelle très différente de la littérature. Si Boccace voyait ce film aujourd’hui, il dirait: «Hum, c’est intéressant, c’est différent de ce que j’ai écrit, mais il y aussi beaucoup de moi et de vous.»

Quel est le fil rouge du film?

C’est un film éminemment féminin, ce sont les femmes qui décident de quitter la ville pour aller à la campagne. Ce sont elles qui décident de raconter des histoires, qui font appel à l’imagination, à la fantaisie pour vaincre l’horreur de la mort. C’est pour cela qu’on les a choisies comme personnages principaux de ces nouvelles, ce sont toutes des histoires d’amour. Par exemple, il y a celle dont on ne sait pas si l’héroïne est morte ou si c’est la Belle au Bois dormant, l’important est que l’amour fait rebattre son cœur.

Comme dans Fiorile (1992) qui parle de corruption par l’argent, vous pointez du doigt les défauts des hommes Avez-vous encore des illusions sur l’être humain?

Oui, l’art des contes, aide à sourire, à combattre la mort. La pluie au début est bienveillante, pas purificatrice. Elle les aide à créer une communauté. C’est un film plein d’espoir.

Sur quels critères choisissez-vous les acteurs? Ils sont tous beaux.

Nous avons pensé que c’était important de choisir des jeunes, surtout des jeunes femmes belles, parce que la beauté est une manière de lutter, une révolte contre la peste, la mort, une façon d’aimer la vie et d’aller vers elle. Jamais, nous n’avions tourné un film avec autant de belles femmes autour de nous. Cela a été un travail passionnant. C’était en plus la rencontre de deux générations, on a beaucoup donné, on a beaucoup reçu. En harmonie. Maintenant, je souffre à l’idée qu’ils tournent d’autres films!

Publié dans Extraits livres, films | Pas de Commentaire »

Minuscule

Posté par aloha le 27 septembre 2015

20150927_150123 (2)

Selon une ancienne légende chinoise, il y a 3000 ans  un empereur appris que sur l’île de la libellule dans la mer du soleil levant (Japon) poussait une herbe qui pourrait lui rendre sa jeunesse. Mais comme seulement la jeunesse pouvait la cueillir, il envoya douze jeunes hommes et douze jeunes filles sur l’île. Ils atteignirent l’île après avoir survécu à de fortes tempêtes et un serpent de mer, mais ne trouvèrent  ni herbes magique ni habitants sur l’île, ils décidèrent d’y rester.  Ils choisirent le chrysanthème comme symbole pour  représenter leur nation auprès de la Chine.
Bien sur les Japonais ont une autre version des faits :
Selon eux, à l’aube des temps, il y avait beaucoup de dieux au ciel, tellement que le dieu Izanagi et la  déesse Izanami furent envoyés sur terre par un pont de nuages.  Une fois sur terre, la déesse créa le dieux des vents, de la montagne, de la mer et bien d’autres, et mourut en créant le dieux du feu. Izanami manquait beaucoup a Izanagi et ainsi il la suivit dans la nuit noire ou elle était partie. A la seule vue de ce lieux vile il s’enfuit mais fut poursuivit par le vieux Hag de la nuit noire. S’échappant de justesse, le dieu Izanagi alla se purifier en prenant un bain dans un fleuve. Lorsqu’il jeta ses vêtements et qu’ils touchèrent le sol ils se changèrent en 12 dieux. Ces bijoux devinrent des fleurs ; un bracelet une iris, un autre un lotus et son collier un chrysanthème.
Outre cette légende, cette fleur, symbole du Japon par excellence fut reprise sur de nombreux blasons et constitua le premier drapeau de la nation. Le Kiku est la reine des fleurs de l’archipel, symbole de paix, de noblesse et de longue vie. Il est intéressant de constater que cette fleur est un symbole positif au Japon et même aux États-Unis et en Australie , où elle symbolise la fête des mère, est liée à la mort en Europe. En Autriche et en Belgique, par exemple, cette fleur n’est pratiquement utilisée que dans les cimetières.

Le jour du chrysanthème existe au Japon et est aussi appelé le Festival de la joie. Kikuzuki, la lune de chrysanthème, est le 9ème mois lunaire et célèbre l’arrivée des chrysanthèmes.

 

 

Publié dans Cour et Jardin | Pas de Commentaire »

Tête à tête avec Oasis ou Mue tête

Posté par aloha le 27 septembre 2015

20150922_203724 (2)

J’attends ma laitue je fais la belle!

20150922_203714 (2)

Oasis se marie

 

20150922_203711 (2)

Clin d’œil à 360 degrés; Les yeux du caméléon ont la faculté de pouvoir se mouvoir indépendamment l’un de l’autre, ce qui augmente nettement ses chances de détecter la moindre mouche qui se pose dans les feuillages qui l’entourent, même derrière son dos. De même, le caméléon peut ainsi fixer une proie d’un œil et surveiller avec l’autre œil l’approche d’éventuels prédateurs, et tout cela sans même devoir tourner la tête. Pas de torticolis… Il voit deux images distinctes car, dans son cerveau, les informations visuelles des deux yeux ne se rencontrent pas : il n’a donc pas de vision de perception des reliefs et des distances comme nous le faisons, sauf lorsqu’il fixe une proie. Là, ses deux yeux adoptent une vision binoculaire pour pouvoir apprécier les distances. La mise au point pour obtenir une vision nette se fait par étirement du cristallin au moyen des muscles de l’iris qui possèdent des capteurs d’étirement utilisés par son cerveau pour mesurer la distance le séparant de sa proie, c’est pour cela qu’il ne la manque jamais! Le caméléon n’a donc pas vraiment de limites à sa vision.

Publié dans Amimaux | 2 Commentaires »

Le sens du vent

Posté par aloha le 7 septembre 2015

 

Le Chêne un jour dit au roseau :
Vous avez bien sujet* d’accuser la Nature

[...]

L’Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu’il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine°
Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts.

*des motifs pour

°celui dont la tête était voisine du ciel

 

Jean De La Fontaine  Fable « Le Chêne et le roseau »

Le sens du vent dans Poésie, Nouvelles 20150906_162142-2-575x1024

Boussole à cadran solaire portatif en ivoire début du XVIIIe siècle

 

 

Publié dans Poésie, Nouvelles, Point de vue | Pas de Commentaire »

1...34567...45
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus