Décaméron

Posté par aloha le 29 septembre 2015

20150910_231114 (2)

L’an 1348, la peste se répandit dans Florence, la plus belle de toutes les villes d’Italie.

Pendant le temps de cette calamité, un mardi matin, sept jeunes dames, en habit de deuil, comme la circonstance présente semblait l’exiger, se rencontrèrent dans l’église de Sainte-Marie-la-Nouvelle. La plus âgée avait à peine accompli vingt-huit ans, et la plus jeune n’en avait pas moins de dix-huit. Elles étaient toutes unies par les liens du sang, ou par ceux de l’amitié ; toutes de bonne maison, belles, sages, honnêtes et remplies d’esprit.

Les sept femmes et trois hommes, décident de se réfugier à la campagne. Pour échapper à la morosité et à l’oisiveté, fuir cette atmosphère mortifère, le groupe des dix jeunes gens, dont les prénoms sont autant de promesses poétiques, décident de se réfugier dans les collines aux abords de Florence. Dans ce paysage sublime hanté par le souvenir de la ville abandonnée, Dionéo, Pampinée et leurs camarades racontent tour à tour une histoire. Ils se racontent à tour de rôle des histoires : celle de la mourante Catalina qui est sauvée in extremis par son amant Gentile, celle de l’artiste simple d’esprit Calandrino qui se croit invisible grâce à une pierre magique noire. De son côté, la belle Ghismunda est adulée par son père Tancredi. La sœur Isabetta, qui a osé introduire un homme dans son couvent, doit expier tandis que le fauconnier Federico aime de loin Giovanna, promise à un autre…

2013, les réalisateurs désormais octogénaires retrouvaient la radicalité esthétique (et politique) de leur jeunesse avec César doit mourir, un film âpre en noir et blanc, entièrement tourné dans une prison de Rome. Leur nouveau long métrage, inspiré du Décaméron de Boccace, est plus aguicheur et plus sage. Parmi les cent contes médiévaux du roman fondateur de la littérature italienne, ils en ont choisi cinq. Parfois comiques, le plus souvent sombres : la farce bouffonne n’est pas le point fort des Taviani, plus à l’aise dans la chronique des amours tragiques. Comparé à l’énergie et à la gouaille dont fit preuve Pier Paolo Pasolini dans sa version du Décaméron, en 1971, le film semble bien propret, tant dans sa représentation de la sexualité (très chaste) que par le casting. Alors que l’auteur de Porcherie avait recruté, dans les faubourgs populaires de Naples, des non-professionnels aux gueules incroyables, les jeunes comédien(ne)s des Contes… sont tous plus séduisant(e)s les un(e)s que les autres : Kim Rossi Stuart, qui a pourtant tout fait pour s’enlaidir, ne parvient pas à être moche…

L’académisme menace, mais moins que dans les récentes — et calamiteuses — adaptations littéraires des deux frères (Résurrection, d’après Tolstoï, notamment). Dans les vues de la campagne toscane comme dans les scènes de groupe composées comme des tableaux, les cinéastes retrouvent, par intermittence, la puissance plastique de leur chef-d’oeuvre, Kaos. Et, au-delà de ses images parfois trop lisses, le film recèle une vraie noirceur : les évocations de la peste qui ravagea Florence en 1348 résonnent comme un écho à une autre maladie qui, sept siècles plus tard, empêche à son tour la jeunesse de vivre et d’aimer en toute ­liberté. — Samuel Douhaire

http://www.ebooksgratuits.com/html/boccace_decameron.html

 

Extrait interview Le Figaro - Paolo Taviani, 83 ans, est venu sans son frère Vittorio défendre pour deux leur dernier film, une adaptation libre du Décaméron de Boccace, dont l’idée est née il y a trente ans.

Pull noir, chemise bleue, regard perçant, Paolo Taviani 83 ans est venu sans son frère Vittorio trop fatigué pour se déplacer. Plein d’allant, le réalisateur défend pour deux leur dernier film, Contes italiens une adaptation libre du Décaméron de Bocacce dont l’idée est née il y a trente ans. «Autrefois», Paolo a parlé en français, mais c’est «très fatigant». Entre deux sourires, on aura toutefois droit à de petites exceptions de celui qui est un habitué du Festival de Cannes. Les deux frères ont reçu la Palme d’or pour Padre Padrone en 1977.

LE FIGARO. – Quand avez-vous découvert Le Décaméron de Boccace dont votre film s’inspire?

PAOLO TAVIANI.- Vittorio et moi sommes nés dans un village de Toscane, San Miniato, à côté de la ville natale de Léonard de Vinci, de Boccace… Avant de répondre, je peux dire quelque chose? (En souriant) Très belle, cette robe! Boccace est un auteur qui fait partie de la famille. Aucune adaptation du Décaméron ne commence par la description de la peste au XIVe siècle, elle est le moteur de l’action, ces jeunes filles entraînent les jeunes hommes à la fuir.

C’est une adaptation libre.

Chaque fois que nous sommes partis d’ouvrages littéraires pour nos films, que ce soit Pirandello ou Tolstoï, nous les avons considérés comme des sujets. On disait «Merci Pirandello», «Merci Tolstoï» et «Au revoir Pirandello», «Au revoir Tolstoï» et «Au revoir Boccace». Notre propos est de créer une œuvre audiovisuelle très différente de la littérature. Si Boccace voyait ce film aujourd’hui, il dirait: «Hum, c’est intéressant, c’est différent de ce que j’ai écrit, mais il y aussi beaucoup de moi et de vous.»

Quel est le fil rouge du film?

C’est un film éminemment féminin, ce sont les femmes qui décident de quitter la ville pour aller à la campagne. Ce sont elles qui décident de raconter des histoires, qui font appel à l’imagination, à la fantaisie pour vaincre l’horreur de la mort. C’est pour cela qu’on les a choisies comme personnages principaux de ces nouvelles, ce sont toutes des histoires d’amour. Par exemple, il y a celle dont on ne sait pas si l’héroïne est morte ou si c’est la Belle au Bois dormant, l’important est que l’amour fait rebattre son cœur.

Comme dans Fiorile (1992) qui parle de corruption par l’argent, vous pointez du doigt les défauts des hommes Avez-vous encore des illusions sur l’être humain?

Oui, l’art des contes, aide à sourire, à combattre la mort. La pluie au début est bienveillante, pas purificatrice. Elle les aide à créer une communauté. C’est un film plein d’espoir.

Sur quels critères choisissez-vous les acteurs? Ils sont tous beaux.

Nous avons pensé que c’était important de choisir des jeunes, surtout des jeunes femmes belles, parce que la beauté est une manière de lutter, une révolte contre la peste, la mort, une façon d’aimer la vie et d’aller vers elle. Jamais, nous n’avions tourné un film avec autant de belles femmes autour de nous. Cela a été un travail passionnant. C’était en plus la rencontre de deux générations, on a beaucoup donné, on a beaucoup reçu. En harmonie. Maintenant, je souffre à l’idée qu’ils tournent d’autres films!

Publié dans Extraits livres, films | Pas de Commentaire »

Minuscule

Posté par aloha le 27 septembre 2015

20150927_150123 (2)

Selon une ancienne légende chinoise, il y a 3000 ans  un empereur appris que sur l’île de la libellule dans la mer du soleil levant (Japon) poussait une herbe qui pourrait lui rendre sa jeunesse. Mais comme seulement la jeunesse pouvait la cueillir, il envoya douze jeunes hommes et douze jeunes filles sur l’île. Ils atteignirent l’île après avoir survécu à de fortes tempêtes et un serpent de mer, mais ne trouvèrent  ni herbes magique ni habitants sur l’île, ils décidèrent d’y rester.  Ils choisirent le chrysanthème comme symbole pour  représenter leur nation auprès de la Chine.
Bien sur les Japonais ont une autre version des faits :
Selon eux, à l’aube des temps, il y avait beaucoup de dieux au ciel, tellement que le dieu Izanagi et la  déesse Izanami furent envoyés sur terre par un pont de nuages.  Une fois sur terre, la déesse créa le dieux des vents, de la montagne, de la mer et bien d’autres, et mourut en créant le dieux du feu. Izanami manquait beaucoup a Izanagi et ainsi il la suivit dans la nuit noire ou elle était partie. A la seule vue de ce lieux vile il s’enfuit mais fut poursuivit par le vieux Hag de la nuit noire. S’échappant de justesse, le dieu Izanagi alla se purifier en prenant un bain dans un fleuve. Lorsqu’il jeta ses vêtements et qu’ils touchèrent le sol ils se changèrent en 12 dieux. Ces bijoux devinrent des fleurs ; un bracelet une iris, un autre un lotus et son collier un chrysanthème.
Outre cette légende, cette fleur, symbole du Japon par excellence fut reprise sur de nombreux blasons et constitua le premier drapeau de la nation. Le Kiku est la reine des fleurs de l’archipel, symbole de paix, de noblesse et de longue vie. Il est intéressant de constater que cette fleur est un symbole positif au Japon et même aux États-Unis et en Australie , où elle symbolise la fête des mère, est liée à la mort en Europe. En Autriche et en Belgique, par exemple, cette fleur n’est pratiquement utilisée que dans les cimetières.

Le jour du chrysanthème existe au Japon et est aussi appelé le Festival de la joie. Kikuzuki, la lune de chrysanthème, est le 9ème mois lunaire et célèbre l’arrivée des chrysanthèmes.

 

 

Publié dans Cour et Jardin | Pas de Commentaire »

Tête à tête avec Oasis ou Mue tête

Posté par aloha le 27 septembre 2015

20150922_203724 (2)

J’attends ma laitue je fais la belle!

20150922_203714 (2)

Oasis se marie

 

20150922_203711 (2)

Clin d’œil à 360 degrés; Les yeux du caméléon ont la faculté de pouvoir se mouvoir indépendamment l’un de l’autre, ce qui augmente nettement ses chances de détecter la moindre mouche qui se pose dans les feuillages qui l’entourent, même derrière son dos. De même, le caméléon peut ainsi fixer une proie d’un œil et surveiller avec l’autre œil l’approche d’éventuels prédateurs, et tout cela sans même devoir tourner la tête. Pas de torticolis… Il voit deux images distinctes car, dans son cerveau, les informations visuelles des deux yeux ne se rencontrent pas : il n’a donc pas de vision de perception des reliefs et des distances comme nous le faisons, sauf lorsqu’il fixe une proie. Là, ses deux yeux adoptent une vision binoculaire pour pouvoir apprécier les distances. La mise au point pour obtenir une vision nette se fait par étirement du cristallin au moyen des muscles de l’iris qui possèdent des capteurs d’étirement utilisés par son cerveau pour mesurer la distance le séparant de sa proie, c’est pour cela qu’il ne la manque jamais! Le caméléon n’a donc pas vraiment de limites à sa vision.

Publié dans Amimaux | 2 Commentaires »

Le sens du vent

Posté par aloha le 7 septembre 2015

 

Le Chêne un jour dit au roseau :
Vous avez bien sujet* d’accuser la Nature

[...]

L’Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu’il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine°
Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts.

*des motifs pour

°celui dont la tête était voisine du ciel

 

Jean De La Fontaine  Fable « Le Chêne et le roseau »

Le sens du vent dans Poésie, Nouvelles 20150906_162142-2-575x1024

Boussole à cadran solaire portatif en ivoire début du XVIIIe siècle

 

 

Publié dans Poésie, Nouvelles, Point de vue | Pas de Commentaire »

Anthropocène…Entrons dans l’Humanocène. Et laissons la nature suivre son cours.

Posté par aloha le 3 septembre 2015

 

 L’anthropocène, littéralement  » l’ère des humains »

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais nous avons récemment changé d’ère.

Ou plus précisément d’époque.

Nous aurions quitté l’holocène, la deuxième époque du  quaternaire, pour faire notre entrée triomphale dans  l’Anthropocène.

L’holocène a débuté il y a 11 000 ans environ.

Elle recouvre l’histoire complète des civilisations  humaines.

Avec l’Anthropocène, tout  bascule.

L’influence de l’homme sur le système terrestre devient  prédominante.

La transformation humaine des paysages dépasserait  sensiblement la production sédimentaire naturelle.

Ce qui nous arrive n’est donc pas une crise environnementale mais une révolution géologique.

Un savant a proposé humoristiquement de nommer notre époque le «poubellien supérieur » ! 

Il faut se rendre à l’évidence, ce n’est plus l’époque qui nous conduit mais nous qui la transformons.

Nous avons pris le contrôle de la nature. Et nous la dénaturons.

…….

Entrons dans l’Humanocène. Et laissons la nature suivre  son cours.

Antoine Mercier

11540947_1603438703255795_4829159837532865320_n

En continuant notre rythme effréné de consommation de viande nous détruisons, à une vitesse vertigineuse, à peu près tout, les forêts, les océans, les humains, les animaux, la terre de nos ancêtres, d’aujourd’hui et de demain. Vite fait, mal fait mais tout prêt ! Vite encore ce temps qui nous précipite et nous voilà prêt à avaler n’importe quoi, à oublier ou à ignorer. Quelques chiffres à savoir avant de passer à table ou avant d’aller faire les courses…

 7,3 milliards d’humains dont 805 millions sous alimentés.

60 milliards d’animaux terrestres et 1000 milliards d’animaux marins sont tués, par an, pour les besoins de la production industrielle.

Comme le précise Jocelyne Porcher, chargée de recherches à l’INRA, l’une des plus éminentes spécialistes de la question:  «Les systèmes industriels de production animale ne visent qu’à générer du profit. Ils n’ont pas d’autre vocation. Ils n’ont pas pour objectif premier de «nourrir le monde», contrairement à ce que voudraient faire croire de nombreux éleveurs. Nous savons tous très bien que si les filières industrielles poussent nos enfants, via la publicité, à ingurgiter du saucisson pour leur quatre heures, leur intérêt ne va pas jusqu’aux 900 millions de personnes sous alimentés dans le monde. Ce qui intéresse les filières industrielles, c’est bien évidemment le monde solvable.»

Au rythme actuel, notre style de vie sur la biosphère aura comme impact de faire disparaitre 30 %  de toutes les espèces animales d’ici à 2050.

Nous vivons dans la méconnaissance de ce que nous infligeons, un mode de vie perdant-perdant, que nous entretenons souvent à notre insu.

Par an, 775 millions de tonnes de maïs et de blé, 200 millions de tonnes de soja (90% de la production mondiale), sont consacrées à l’alimentation du bétail, destiné à la production de viande dans les pays développés. Ce qui ne fait qu’aggraver la précarité des plus pauvres.

La production industrielle d’animaux et ses impacts négatifs sur l’environnement en quelques chiffres:

- 60% des terres disponibles dans le monde sont consacrées à l’élevage. Selon le FAO, l’élevage est responsable de 70% de la déforestation actuelle. Un rapport de Greenpeace estime que 80% du déboisement de l’Amazonie est provoqué par l’augmentation du nombre de bovins. On sait que les forêts tropicales abritent quelque 50% de la biodiversité de la planète.

- 45% de l’eau, destinée à la production d’aliments, est consommée pour l’élevage.

- 14,5% des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines, en seconde place après les bâtiments et avant les transports

- 14% des décès humains pourraient être évités en réduisant la consommation de viande.

- Pour produire 1kg de viande il faut utiliser 10kgs d’aliments qui pourraient nourrir les populations des pays qui les produisent.

- 1 français consomme 85kgs de viande par an contre 120kgs pour un américain et 2,5kgs pour un indien.

- La consommation mondiale de viande a été multipliée par 5 entre 1950 et 2006 soit un taux de croissance 2 fois supérieur à celui de la population.

Toutefois la consommation de viande rouge, qui commence à avoir mauvaise réputation en raison de ses effets nocifs sur la santé, baisse lentement, tandis que celle de volailles est en forte hausse. Le nombre de bovins tués entre 1975 et 2009 a baissé de 20% tandis que le nombre de poulets a augmenté de 200%. La « croissance » la plus spectaculaire s’observe en Chine ou la consommation de viande a triplé en 40 ans.

Eric Lambin professeur aux universités de Louvain et Stanford : « cette compétition entre l’homme et le bétail pour  la consommation de céréales se traduit par une augmentation du prix de ces dernières, ce qui a des conséquences tragiques pour les populations les plus pauvres. »

Selon le suédois Johan Rockstrom et 27 autres scientifiques, dont le prix Nobel Paul Crutzen, auteurs d’un article paru dans la revue Nature en 2009, la transgression des limites planétaires pourrait être dévastatrice pour l’humanité. Toutefois, en restant en deca de certaines limites, il est encore possible de préserver un espace de sécurité au sein duquel l’humanité pourra continuer de prospérer. »

N’est ce pas déjà un drame de voir ces millions d’humains mourir de malnutrition ? Ces déforestations massives, ces massacres organisés d’animaux marins, terrestres, cette pollution s’accroitre? Pour ne pas aborder le nombre de cancer toujours en hausse. Peut on parler de prospérité vraiment ?

Mais l’étude de la résilience du système terrestre et de sa dynamique complexe a permis de mettre en évidence l’existence de «seuils » au delà desquels il risque de se produire des « basculements » potentiellement irréversibles. Aujourd’hui, les deux tiers des écosystèmes les plus importants de la planète et , selon la formule de Pavan Sukhdev, directeur du groupe d’étude sur l’Economie des écosystèmes et de la biodiversité : «  nous sommes en train de consommer le passé, le présent et l’avenir de notre planète. » La biosphère est donc entrée dans une zone dangereuse, les industries agroalimentaires.

 Et les océans ? Ecosystème le plus précieux ou ressource économique ? Grande bleue ou poubelle ?

Pour produire du poisson bon marché pour les grandes chaines de distribution des pays les plus riches, le chalutage des grands fonds marins dévaste une biodiversité fragile et précieuse. La quantité de poisson péchée mondialement est largement supérieure aux prises déclarées.

Selon le biologiste marin Daniel Pauly et ses collègues de l’Université de Colombie-Britannique à Vancouver, il est estimé à 4,5 millions de tonnes de poissons pêchée par la Chine (dont une grande partie le long des côtes africaines) contre 368 tonnes déclarées.

La pêche industrielle, manquant cruellement de régulations, étant régie (comme le reste) par des considérations purement commerciales, gaspille chaque année  7 millions de tonnes de poissons ainsi qu’un grand nombre de mammifères marins, tortues et oiseaux pris dans les filets. Une opération de chalutage de crevettes rejette par-dessus-bord, morts ou agonisants, entre 80 et 90% des animaux marins.

« Nous n’y pensons guère car nous n’en savons rien. Que se passerait-il si l’étiquetage d’un produit indiquait combien d’animaux ont été tués pour que celui que nous voulons manger se retrouve dans notre assiette ?Et bien, pour ce qui concerne les crevettes d’Indonésie, par exemple, on pourrait lire ; « Pour 500 grammes de crevettes, 13kgs d’autres animaux marins ont été tués et rejetés à la mer. » Jonathan Safran Foer dans  » Faut-il manger les animaux ».

 La viande retient plus les pesticides que les végétaux : La viande contient environ 14 fois plus de résidus de pesticides que les végétaux. Les polluants organiques persistants s’accumulent dans les tissus graisseux des animaux et entrent ainsi dans l’alimentation humaine. Ces polluants organiques se retrouvent dans la chair des poissons d’élevage. Ces molécules sont cancérigènes.

Les assureurs ne s’y trompent pas, aux Etats Unis, Kaiser Permanente, une importante société d’assurance maladie avec plus de 9 millions de membres, incite les médecins à «recommander une diète à base de végétaux à tous leurs patients. »

 

Oser, espérer, changer :

Le méthane, facteur important du réchauffement climatique, a une durée de vie d’a peu près 10 ans dans l’atmosphère.

Le monde pourrait nourrir 1,5 milliards de déshérités, en leur consacrant le milliard de tonnes de céréales produites pour nourrir le bétail destiné à l’abattage.

Selon Rajendra Kumar Pachauri, prix Nobel de la paix et directeur du groupe d’experts  intergouvernemental sur l’évolution du climat aux Nations Unies (GIEC), une tendance mondiale vers un  régime végétarien est essentielle pour combattre  la faim dans le monde ainsi que la pénurie d’énergie et les pires impacts du changement climatique : « En termes d’action immédiate et de faisabilité pour obtenir des réductions dans un court laps de temps, c’est clairement l’option la plus attirante. »

La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons tous participer de façon efficace, facile, rapide et économique au ralentissement du réchauffement global et à l’éradication de la pauvreté. Il suffit d’une chose : décider, ici et maintenant, de réduire (si possible d’arrêter) sa consommation de viande.

Nous pouvons aussi favoriser l’achat des produits agricoles de proximité.

- Point de vente à la ferme

- Vente en paniers (AMAP) Le système de paniers consiste à livrer une gamme de produits frais, locaux et de saison, de manière hebdomadaire, un jour précis par semaine. La vente des produits s’effectue soit par commande, le plus souvent sur Internet, soit sur une logique d’abonnement. Cette démarche est à l’initiative des producteurs ou d’un groupement de consommateurs. Suivant les cas, les livraisons se font à domicile, dans un local ou à un point de rendez-vous (à la ferme …). Les formules d’organisation sont diverses (AMAP, réseau local, …). AMAP (Association pour le maintien de l’Agriculture paysanne) http://www.reseau-amap.org

- Point de vente collectif : Un point de vente collectif est un lieu où des agriculteurs s’organisent en commun pour vendre en direct aux consommateurs les produits de leurs exploitations. Tous les agriculteurs associés ou non associés assurent eux-mêmes la vente des produits à tour de rôle.

Etre responsable, du latin responsus, « qui doit répondre de ses actes ». La production industrielle a assez causé de ravages irréversibles à la nature, nous nous empoisonnons, massacrons des milliards d’animaux et laissons s’empirer la misère dans les pays les plus pauvres.

Avec un peu de bon sens nous pouvons rétablir un minimum d’équilibre vital, pour nous et ceux qui viendront.

 

 regime-vs-equilibre-3774

 

 

 

 

Aloha

 

Publié dans Société | Pas de Commentaire »

1...34567...45
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus