Un thé et?

Posté par aloha le 28 août 2015

 

Si jeunesse savait si vieillesse pouvait.

«Les prémices» d’Henri Estienne

 Oui, tu es poussière et à la poussière tu retourneras

Genèse 3:19

Rien ne meurt tout se transforme

Antoine Lavoisier

La nature a horreur du vide

Aristote..

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Un, deux trois Soleil…

On passe les 3 temps, enfant, ado, adulte (parait-il) et sans avoir eu le temps de souffler (pour ceux qui en ont le temps, l’opportunité) on accède à la classe senior. Avec un peu de chance on pleure sur nos maigres retraites.

Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait… et bien justement jeunesse peut, vieillesse sait. Précisons:

Sans avoir fait le tour du monde mais simplement entendu résonner le bruit des bombes, juste au coin de la rue nos propres voisins errer sans but, des rêves déjà éteints, des enfants à la traine pourtant qui leur donne la main.

Avec quelques amis, unis par le même constat : « la société va mal, les gens sont tristes et en colère et pourtant individuellement tous demandent à être entendus, aimés, respectés. » Alors bien sûr on se questionne, on se tourne vers les médias, on attend des réponses de la part des politiciens, que vont-ils faire pour redresser l’économie, remonter le moral des troupes, proposer de l’emploi aux jeunes, faire disparaitre, repousser le terrorisme, les dictatures, et la faim dans le monde… ?

Vous vous en doutez, peut-être, nous n’avons pas eu les réponses, nous avons été frustrés. Vidés par les informations, les têtes en biais entre le poste radio et la télé; Un vent de sagesse, pourtant inattendu dans un contexte trop « terre à terre », est passé au-dessus de nos têtes bien mal pensantes « Ce que tu cherches à l’extérieur est à l’intérieur ». Au passage, quelques-uns parmi nous ont buggé, une tournée de thé a été relancé (oui nous marchons au thé, voilà c’est dit). Réflexion partagée, nous nous sommes interrogés  « quelle est l’essence de la réussite? La marque des gagnants? ». Un flot de noms s’est écoulé, joyeux rafraichissement pour cette ébullition d’idée:

-L’union, l’audace, la résistance, l’écoute, la patience, la joie, le respect, le partage, le travail, l’humour, le bon sens, la concentration, l’équilibre, l’équité, ….

Evidemment, rapidement, certains ont souligné l’antagonisme entre la politique et la liste citée ci-dessus.

Sans désespérer, jamais, il semblait à l’inverse évident, que d’autres domaines comme le sport, la musique, sans être exhaustif, rassemblaient toutes ces valeurs.

Nous avons trouvé aussi à la lumière de l’intelligence de certains humoristes, de vrais messages qui valaient bien tous les discours des politiciens.

Dans la vie il y a ceux qui invitent à réfléchir et ceux qui invitent à obéir. Les 1ers cités invitent à réfléchir. Et la liberté ne peut passer que par la voie de la connaissance. On ne peut pas être libre si on passe son temps à croire au lieu d’expérimenter. On ne peut pas passer son temps à suivre sans réfléchir. L’ignorance est mère de toutes les violences.

Regardez la foule un soir de concert reprenant à l’unisson le même air; frissonner, sentir, transpirer, frémir, au son d’une même vibration. Moi j’y ai vu des larmes, mais de joie, de vie. Des cris, du bruit, des souliers qui tambourinent sur les lattes du plancher (amis du théâtre…) la foule assoiffée qui acclame, le volume qui augmente comme un cœur qui battrait de plus en plus vite, prêt à déchirer la poitrine, exploser de tous ces sens dans l’univers, puis le silence, revenir à soi, tremblant, vivant! pour que continue le spectacle, que vive la magie!

Rappelez-vous lorsque nous avons gagné la coupe du monde de Football . Oui ca date…! Mais rappelez-vous cette émotion fulgurante, ce soir d’été, ou les petits, les hommes les femmes, les plus âgés, en province, en banlieue, à Paris…Nous étions tous ou presque dans les rues ! Des pleurs encore, de joie toujours, des rires, des chants mais quel bonheur nous nous sommes offerts…

On a refait couler une tournée de thé ; on n’a pas trouvé toutes les solutions aux maux du monde. Pour statuer cette journée, nous nous sommes dit qu’être de bonne humeur et unis pouvaient être un bon début.

Il nous faut tout de même réaliser que nous nous nourrissons mal. Physiquement et psychologiquement. Du moins jusqu’à ce que nous en prenions conscience. Peu de gens vivent réellement en toute conscience. Nous vivons dans une société de consommation, 8 programmes TV sur 10 font appel à notre inconscient, notre cerveau « reptilien ».

Nous nous créons des faux besoins. En découle de la frustration et/ou de la violence. La violence naît quand nous n’avons plus de moyens de communication avec autrui, quand nous vivons juste pour satisfaire nos besoins les plus primitifs. La communication, comme dans les spots publicitaires, fait appel aux instincts primaires du cerveau reptilien (instinct de reproduction, instinct de nutrition, instinct de conservation) quand ils n’utilisent pas les techniques subliminales…

Si on se laisse enliser sous les écrans, croyant être sur la vague, connecté, nous finissons par devenir des morts vivants. Voyez bien que la télé, par exemple chez nos enfants, sollicite principalement le cerveau reptilien, le siège de nos instincts, la faim, la soif, la colère, la peur, les pulsions.. Versus le néocortex, qui représente la conscience, le langage, la pensée abstraite. Fabriquer des idées et les garder est du domaine du néocortex.

Adultes, enfants, adolescents, il est toujours temps de ne plus en perdre et de s’aérer. D’apprendre, sortir, couper la télé, faire du sport, jouer de la musique, en écouter ou mieux danser.

3ème mug de thé plus tard…

C’est aujourd’hui que nous vivons, seule certitude sur laquelle nous misons. Hier nous en venons et demain nous nous y préparons.

L’heure du thé est passée, avec ces pensées, ces bleuets, ces souvenirs et ces projets.

Nous rangeons nos ustensiles empruntés dans une forêt enchantée et espérons nous revoir tous bientôt. Chacun repart à ses occupations, nous n’avons pas rêvé, nous faisons plus que rêver un changement, nous en parlons et petit à petit nous le créons.

Belle journée,

https://youtu.be/RyiLIIx2sEI

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Dolcissima casetta

Posté par aloha le 12 août 2015

Il y a ceux que l’on abandonnent sur le chemin des vacances, les poilus, les petits et les gros, de compagnie, animaux objets.

Il y a ceux qui se perdent le long des routes, empruntant trop de détours, sinuant dans des vallées éloignées loin de toute vie, blessés par la société, aprés avoir acheté, vendu leurs rêves au supermarché, s’éloignent, silencieusement du monde des vivants.

Il y a ceux que l’on place dans un hospice ou une maison de retraite, parce qu’il fait tard et qu’il est compliqué de nos jours de veiller la nuit sur ceux qui nous ont fait grandir.

Il y a ceux qui partent en vacances, le coeur léger, on leur a dit qu’il était l’heure de se reposer. L’instant de se poser, quelques semaines volées dans l’année, les grillades, les bords de mer ou l’air pur de la montagne, les grasses matinées, enfin le son des grillons! L’été est la. Comme des enfants nous rions, le soleil se couche tard, rassurés par le cycle des saisons, se laisser aller avant le retour des moissons.

Il y a aussi, sans bruit, cette nuit, à ma porte…au seuil de la foret enchantée, un enfant, égaré certainement.

Sa tête, face au gigantesque tronc de peuplier, se trouvait face à une cavité creusée par les oiseaux. Nez à nez avec ce spectacle extraordinaire, bouche bée par cette découverte, si figé qu’il aurait pu gober une mouche à son insu.

J’interrompis sa reverie, le faisant sursauter, en lui demandant ce qu’il cherchait.

Ses yeux, couleur émeraude se voilèrent, il baissa ses paupières, s’assit au pied du peuplier, sur un tapis de mousse, encore frais.

J’entendais bien le lèger vent du soir jouer avec les feuillages, quelques chouettes hululer, mais le petit garcon n’avait pas prononcé mot.

J’étais toujours sur mon arbre, perchée, je pouvais bien attendre…

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A suivre..

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Voyages immobiles

Posté par aloha le 10 mai 2015

En Mésopotamie, sur des tablettes d’argile, à la pointe d’un roseau, les scribes, en -3700, faisaient la magique expérience de l’écriture.
2015 après JC, plus d’argile ni scribe, ni roseau, aujourd’hui un nuage virtuel, des bloggeurs, seul reste ce désir d’écrire invariable, infini, intemporel.
 
 
Voir plus loin dans l’invisible à travers l’espace et à travers le temps.
Pouvoir s évader du présent.
Tenter de partager ce qu’il y a pu avoir à la fois d unique et d’universel dans chacun de ceux qui nous ont précédé.
S’ouvrir aux autres et au monde, ressentir que nous sommes fait de l ‘empreinte de ce qui a disparu, de celles et de ceux qui ont disparu, que nous sommes fait d’absence, de la présence de l’ absence, de ceux qui demeurent en nous.
Je veux savoir à qui est mon passé, je suis tous ceux qui ne sont plus, je suis dans la soirée ces gens perdus, aller à la rencontre de notre passé, tenter de faire ressurgir à la lumière une part de ce qui fut.
Lire et plonger soudain dans des mondes invisibles, voyager immobile à travers l’espace et à travers le temps, partir nous perdre puis revenir renaitre plus riche de ce que nous avons vécu, lire..
 
Il fut un temps ou tout récit était un chant.
Il n’y avait pas d’histoires, pas de poèmes pas d’épopées pas d’enseignements pas de recherches qui ne soit incarné dans la musique d’une voix. Tout langage était oral.
Plus tard quand les images et les mots ont commencé à s’inscrire dans la pierre, l’argile, le papyrus et le parchemin, les récits n’eurent plus besoin de voix. Les récits eurent le pouvoir de traverser le temps en silence et d’attendre qu’un regard les éveillent.
L écriture a donné au langage un pouvoir nouveau une capacité à persister à être préservé sous forme de trace sur un support matériel durable et transportable;
Alors le langage a commencé a voyager en silence à travers l’espace à travers le temps.
 
 
Il y a 3700 av JC ans sur des tablettes d’argiles,
 
Le texte a annulé les distances réelles entre les lieux. Lire et écrire est un moyen aussi de se transporter dans le temps.
Ce ne sont plus seulement les réalisations, de ceux qui nous ont précédé,  leurs œuvres d’art, leurs outils leurs tombes qui nous parviennent, mais aussi leurs mots leurs pensées leurs interprétations et leurs compréhensions du monde leurs espoirs, leurs rêves.
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« Un divin duel » Aloha ch.1

Posté par aloha le 25 août 2013

20 Aout 2013 –

7 milliards d’humains sur la planète

925 millions de personnes sont touchées par la faim en 2010 dont 55 millions d’enfants souffrent de malnutrition aiguë.

12% des Français sont seuls

10% des enfants sont maltraités en France comme au Royaume-Uni et ailleurs. Un enfant est tué tous les jours sous les coups de ses parents, dans l’indifférence générale.

Une femme meurt tous les trois jours de violences conjugales en France

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Sud de la France, vent 20 km/h -28 degrès attendus cet après midi.

Je m’appelle Claire, j’ai 24 ans, je suis une fille de bonne famille, j’ai obtenu mon diplome de  professeur des écoles, je suis jolie, en bonne santé mais rien ne me suffit.. je veux;

je suis anonyme mais je veux etre celebre, je veux etre regardée mais je n’ai pas le temps d’observer.  

J’ai faim, je veux manger mais je ne veux surtout pas travailler la terre, je ne veux pas attendre que le sol germe, je veux du maintenant, sur place ou à emporter, je ne veux pas penser..

Je veux prendre toutes les couleurs de la nature, je veux son bois pour me chauffer, son air pour respirer, sa mer pour me baigner mais je n’ai pas le temps de la respecter, pourquoi pas une machine à trier moi je suis occupée..

Je veux faire un bébé, j’aime bien les bébés; mais moins les ados, je veux bien les baisers mais pas me lever tôt..

Je veux, je veux, je veux

Je veux du bonheur en boite, en grande surface, mais pas en modèle unique, faire comme tout le monde c’est plus chic.

Après je parlerais de solidarité, liberté, égalité, fraternité, ainsi soit-il je brille et ne vois que mon nombril..

Je veux, je veux, je veux

20 aout 2013

« Aujourd’hui c’est l’Overshoot Day», le jour du dépassement, Les Terriens ont consommé l’intégralité des ressources que l’écosystème est capable de produire et absorber en un an.. »

Je réagis comme tous les gens et ajoute «  rien d’étonnant avec tout ce que l’industrie gaspille, à cause de.., la faute de.. ; et toute cette pollution.., ces élevages qui n’en finissent pas et toujours les mêmes qui profitent, etc..»

Bien bien c’est très intéressant mais je ne vais pas y passer trop  de temps, je ne vais pas penser..

Je veux bien m’informer mais ne peut rien y changer ; je mangerai demain et encore bien après demain, je suis bien née c’est le destin alors vous savez si il y en a qui meurent de faim, moi je n’y peux rien.

J’ai des amis, quelques passions, bien intégrée à la société, j’ai pas le temps de me remettre en question, surement par peur de l’absurdité, par peur de me croiser dans le miroir, peur d’ouvrir mes fenêtres et apercevoir une réalité insensée ;

 

Je veux faire comme tout le monde, et le monde c’est moi, et moi je ne me connais pas.

 

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