LE MAÎTRE ET LE SCORPION

Posté par aloha le 25 septembre 2013

Un maître de l’Orient voyant un scorpion se noyer, décida de le tirer de l’eau mais lorsqu’il le fit, le scorpion le piqua. Par l’effet de la douleur, le maître lâcha l’animal et celui-ci tomba à l’eau une seconde fois. Le maître tenta de le tirer à nouveau et l’animal le piqua encore. Quelqu’un qui était en train d’observer se rapprocha du maître et lui dit :  » Excusez-moi, mais vous êtes têtu ! Ne comprenez vous pas qu’à chaque fois que vous tenterez de le tirer de l’eau il vous piquera ? » Le maître répondit : « La nature du scorpion est de piquer, et cela ne va pas changer la mienne qui est d’aider. » Alors, à l’aide d’une feuille, le maître tira le scorpion de l’eau et le sauva de la noyade. Puis il dit: « Ne change pas ta nature si quelqu’un te fait mal, prends juste des précautions. Les uns poursuivent le bonheur, les autres le créent. Quand la vie te présente mille raisons de pleurer, montre-lui que tu as mille raisons pour sourire. Préoccupe-toi plus de ta conscience que de ta réputation. Parce que ta conscience est ce que tu es, et ta réputation c’est ce que les autres pensent de toi… Et ce que les autres pensent de toi…c’est leur problème. »

Bonne journée!

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Je ne mourrai pas, j’ai un fils – proverbe arabe

Posté par aloha le 29 août 2013

Je ne mourrai pas, j'ai un fils - proverbe arabe dans Trait d'union aab

   »C’est un proverbe arabe, d’Oman je crois. Je me le murmure souvent depuis que je suis père, quand j’écris et que je m’imagine, devenu grand, penché au-dessus de mon épaule. Lui, c’est notre enfant: voilà 5 ans qu’il nous a offert, à sa mère et à moi, une forme d’immortalité, en ce sens que nous nous sentons encore plus vivants avec lui, merveilleusement plus vivants. Ses regards, ses rires, ses questions, l’observer jouer, l’entendre chantonner… Pas seulement un prolongement temporel, mais un embellissement de la vie, qui soudain, n’a plus de limites: plus ample, plus surprenante, plus chargée de sens, de joie et d’une certaine gravité aussi. Une vie qui nous oblige à nous demander, à chaque instant: que voulons nous transmettre? »

Christophe Ono-Dit-Biot

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Les vertus de l’oubli

Posté par aloha le 29 août 2013

 

 Il permet d’échapper aux idées maniaques, aux ratiocinations et procrastinations obsessionnelles. Quand nous oublions, tout est neuf. « Tu peux m’ouvrir cent fois les bras. C’est toujours la première fois », chantait Jean Ferrat d’après Aragon. Tout est frais. Nous passons notre vie à enchainer quotidiennement les mêmes gestes: nous nous brossons les dents après notre petit déjeuner nous allumons notre ordinateur en arrivant au travail… L’oubli nous sort du train-train. Si nous ne fonctionnons qu’avec des souvenirs, nous passerions notre temps à nous répéter. Plus on répète, moins l’on pense. A l’inverse, plus nous oublions, plus nous inventons. Oublier nous libère, nous rend ouverts à la surprise, disponibles.

Simon Daniel Kipman

 

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Lettre d’un vieux père à sa fille

Posté par aloha le 18 août 2013

Si un jour tu me vois vieux, si je me salis quand je mange et que je ne réussis pas à m’habiller, soit compréhensif, souviens toi du temps que j’ai passé pour t’apprendre.
Si quand je parle avec toi je répète toujours les mêmes choses, ne m’interromps pas, écoute moi, quand tu étais petit je devais te raconter chaque soir la même histoire avant que tu ne t’endormes.
Quand je ne veux pas me laver ne me fais pas honte, souviens toi quand je devais te courir après en inventant milles excuses pour que tu ailles au bain.
Quand tu vois mon ignorance pour les nouvelles technologies, donne moi le temps nécessaire et ne me regarde pas avec ce sourire ironique, j’ai eu tant de patience pour t’apprendre l’alphabet.
Quand par moment je n’arrive pas à me souvenir ou que je perds le fil de la conversation, donne moi le temps nécessaire à retrouver la mémoire et si je n’y arrive pas ne t’énerves pas, la chose la plus importante n’est pas ce que je dit mais le besoin d’être avec toi et de t’avoir là a m’écouter.
Quand mes jambes fatiguées n’arrivent plus à tenir la cadence de tes pas, ne me considères pas comme un boulet, viens vers moi et offre moi la force de tes bras comme je l’ai fait lorsque tu as fais tes premiers pas.
Quand je dis que j’aimerais être mort, ne te fâche pas, un jour tu comprendras ce qui me pousse à le dire. Essaie de comprendre qu’à mon âge on ne vit pas on survit.
Un jour tu découvriras que malgré mes erreurs je n’ai toujours voulu que le meilleur pour toi, que j’ai tenté de te préparer la route.
Donne moi un peu de ton temps, donne moi un peu de ta patience, donne moi une épaule sur laquelle poser ma tête de la même façon que je l’ai fait pour toi.
Aide moi à avancer, aide moi à finir mes jours avec amour et compréhension, en échange je n’aurais que mon sourire et l’immense amour que j’ai toujours eu pour toi. Je t’aime ma fille…

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